Psycho-sociologie du Suédois et Stockholm
  

Psycho-sociologie du Suédois et Stockholm

Stockholm, Suède le 22/07/2015

 
Stockholm 22 juillet

Les Suédois sont plutôt renfermés, peu diserts, et je dirais même parfois un peu renfrogné. Je me sens loin de la chaleureuse présence de mes amis du Nord Canadien qui pourtant essuient les mêmes difficiles conditions de vie. Leur allure fait penser effectivement aux traces qu'ont laissé dans leurs gênes les  Vikings, voyageurs et barbares. Mais nul doute que leur gentillesse se fait présente si on aborde l'un ou l'autre directement. Mais quand même, chez les commerçants, pas d'effusion et on ne viendra pas vous taper sur l'épaule pour savoir comment va le Frenchie. Beaucoup d'unions de couples Internationaux, dus aux facilités d'immigration que la Suède favorise. Cela donne des "configurations assez variées : un petit Suédois aux cheveux blancs acoquiné avec une grande Indienne basanée, un gros Suédois avec une petite Vietnamienne, ou encore un grand Iranien ou Afghan avec une petite Suédoise !
Il n'est pas du tout iconoclaste de remarquer chez chaque famille une moyenne de trois ou quatre rejetons. Qu'il faut bien sur s'interdire de réprimander, quel que soit le caprice que se fera une joie d'exprimer sa progéniture. Ici, c'est l'homme qui pousse le Landeau et passe la serpillère dans les refuges. Je n'ai rien contre les rôles inversés ou partagés,mais  à partir du moment où cela devient systématique, cela n'a rien de naturel. Comme j'ai pu l'apprendre dans l'expositions sur les Vikings, c'est la femme qui tenait la clé de la porte de la maison et c'est elle, elle seule qui choisissait de l'ouvrir. Et n'en déplaise aux détracteurs de Greenpeace qui cherche à m'enrôler dans la rue, je leur intime très calmement d'aller voir un peu l'échelle de notre humanité et si merveilleuses planète, qui s'évoque par dizaines de milliers d'années. Les quatres dernières périodes de glaciation/ réchauffement se sont produites pendant des échelles temporelles qui nous dépassent complètement quand on ne se base que sur les cinquantes dernières années de données météorologiques pour annoncer une catastrophe imminente. De tous temps, on a voulu effrayer le monde : moyen âge et sorcières, tonnerre et cataclysme, croyances en une fin du monde ont été légions.
 
Je trouve les Japonais en voyage incroyables !  Par groupe, toujours homogènes, pas un corps ne dépassant de la vague Asiatique qui se meut dans le vieux Stockholm, et toujours photographiant le moindre angle, la plus petite personne ou l'infime détail qui réduira leur carte mémoire à néant. Une fois la visite du site terminé, le guide agite son drapeau de belle calligraphie et intime à nos joyeux photographes que le temps est écoulé. Alors, la petite marée du Soleil Levant repars   vent debout dévorer quelque autre curiosité. J'aime regarder la foule, les personnalités qui s'expriment par leur démarche, leur choix d'actions, les plaisirs que tout un chacun cherche en voyage ( glace, friandise, souvenirs) et j'imagine les vies de chacun. Au fond, nous cherchons tous les mêmes choses et voguons vers cet oubli de simple mortel que nous sommes. 
Je sors de ces pensées à l'issue de mon unique visite dans l'église principale de la vieille ville. Entrée payante, elles le sont toutes ici, par carte s'il vous plait !, je découvre l'intérieur avec surprise. En fait, c'est un lieu mortuaire où tous les rois, princes et princesses de ce pays sont inhumés. Les tombeaux sont dorés luxueusement,sculptés, en marbre comme pour ce Roi, qui pèse quinze tonnes. Les dalles qui parsèment le sol sont également toutes funéraires. Il règne ici une drôle d'ambiance et je tarde pas à être pris par les énergies de l'instant. Me voilà en train de penser à mon cher père disparu et à sentir très fortement la puissance de l'absence des défunts. Jamais plus, me dis-je. Puis, je plonge dans ma pensée Bouddhiste. Je suis là, assis à observer ces gens qui vont et viennent, harnachés de leurs appareils photos et qui passent d'une tombe ou caveau à l'autre, comme une occupation touristique banale. Trop d'énergies me submergent, et mon esprit se laisse  emporter par celles du lieu qui me rappellent tristement notre frêle condition humaine. J'en quitte les vibrations et replonge vers la vie et ce qui me reste encore à en accomplir. 



     
 

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